La ministre de la Culture, Rachida Dati, et le secrétaire général pour l’investissement en charge de France 2030, Bruno Bonnell, ont annoncé les 14 nouveaux lauréats de la seconde vague de l’appel à projets « Alternatives vertes 2 ». Deux de ces projets sont en lien avec le cinéma.
Depuis 2021, le dispositif « Alternatives vertes » s’est donné pour objectif d’accélérer la transition écologique des entreprises culturelles afin d’en faire un secteur de référence en matière de responsabilité environnementale. Le cap ? Positionner la France en leader mondial des grandes innovations stratégiques. Au total, 34 millions d’euros ont déjà été investis dans « Alternatives vertes », par ailleurs opéré par la Banque des Territoires, en lien avec le ministère de la Culture, le ministère de la Transition écologique, de l’Énergie, du Climat et de la Prévention des risques et le secrétariat général pour l’investissement. Pour l’heure, « Alternatives vertes 1 » a déjà soutenu 35 projets, tandis que la première vague d’ « Alternatives vertes 2 » en a soutenu 13 projets. Le deuxième volet du dispositif étend, par ailleurs, son périmètre au financement d’outils de mesure d’empreinte environnementale et de dispositifs de formation continue.
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Pour la seconde vague d’« Alternatives Vertes 2 », 14 projets ont été sélectionnés sur 55 candidatures, pour un montant total de subvention de 8,6 millions d’euros. Parmi ces projets, deux sont en lien avec le cinéma, à commencer par le Carbo-IT de la société Flying Secoya, spécialisée dans l’application de stratégies RSE à destination de l’industrie audiovisuelle. Ce projet vise à « accélérer la démarche bas carbone des industries techniques, des maisons de production, des fournisseurs du cinéma et de l’audiovisuel » à l’aide d’un outil de mesure carbone. Le deuxième, intitulé “Le cinéma en mouvement”, est porté par l’Acap, le pôle régional image des Hauts-de-France, qui entend réduire les émissions de gaz à effet de serre des Industries culturelles et créatives et structurer la décarbonation des mobilités des publics. Pour ce faire, la structure désire créer « un laboratoire des mobilités du public de cinéma » dans sa région : « En tant qu’agents de proximité et de sensibilisation, le rôle des exploitants de cinéma est central dans cette transition, relate l’Apac. Ils souhaitent innover pour développer des solutions concrètes et systémiques, tout en favorisant la coopération avec les parties prenantes de la mobilité et en assurant la reproductibilité à l’échelle nationale. » Le projet bénéficiera d’une présentation à l’occasion des Rencontres du Nord, qui se déroulera à Arras, pendant le Arras Film Festival.
Le gouvernement informe que, dès la fin de l’année 2024, « Alternatives vertes 3 » prendra le relais pour continuer d’accompagner de façon sélective et ambitieuse tous les secteurs culturels.
L’ensemble des résultats est disponible sur le site du gouvernement.
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